18 janv. 2013

The Carrie Diaries || Pilot


Pour vous, j'ai maté le pilot de la nouvelle série de la CW, « The Carrie Diaries », prequel de l'incontournable chef-d'œuvre de Darren Star, "Sex & the City" (1998), et qui met en scène la jeunesse de notre héroïne et it-girl préférée Carrie Bradshaw, avant qu'elle ne devienne la philosophe des relations amoureuses telle qu'on la connaît. Inspirée du livre de Candace Bushnell, "Le Journal de Carrie" (publié en 2010), c'est donc l'actrice AnnaSophia Robb ("Charlie et la chocolaterie", "Le secret de Terabithia", "Jumper"...) qui a été choisie pour reprendre le flambeau du personnage campé jusqu'ici à la perfection par Sarah Jessica Parker. Choix qui je dois bien l'admettre est tout à fait honorable du point de vue physique, la difficulté étant maintenant de succéder à SJP dans son interprétation. Pour ceux qui voudraient savoir de quoi il en retourne, je vous propose de regarder le trailer officiel.

Résumé : On suit la jeune Carrie Bradshaw dans le New York des années 1980, bien avant qu'elle ne philosophe sur l'amour et le sexe, alors qu'elle est en dernière année de lycée dans une petite ville de Nouvelle-Angleterre. Ici âgée de 16 ans, Carrie va quitter sa ville natale et sa fade existence pour l'Upper East Side grâce à son père, qui lui obtient un stage pendant l'été dans un cabinet d'avocat. Son goût déjà prononcé pour la mode lui permettra de se faire remarquer par Larissa, une journaliste d'Interview Magazine. Une rencontre qui va changer le cours de sa vie...
Vu comme ça, on a tous les éléments réunis pour nous mettre l'eau à la bouche. Personnellement, en fan inconditionnelle de Sex & the City que je suis, j'attendais avec impatience ce spin-off, et pour l'instant le pilot est loin de m'avoir convaincue. On savait dès le départ que le pari serait risqué, surtout quand on sait à quel point les critiques furent peu élogieuses sur les deux adaptations cinématographiques issues de la série (qui ont quand même cartonné auprès des fans). Toujours sous la production de Stephanie Savage et John Schwartz, les créateurs de Gossip Girl, on ressent bien dans le prequel (un peu trop peut-être) l'influence de la série où l'univers est radicalement différent de celui de SATC, beaucoup plus girly/glossy/paillettes (bon, vu que le personnage principal est une adolescente, c'est un peu normal me direz-vous). Et comme je le mentionnais dans mon article précédent sur le season final de GG, il y a encore une fois dans ce préambule un vrai problème de cohérence. Ce qui nuit déjà à la crédibilité de l'épisode. Par exemple, ici Carrie vit avec son père et sa sœur, alors que sa mère est décédée il y a peu de temps d'un cancer, or dans "Sex & the City" on apprend dans la saison 4 que Carrie a été abandonnée par son père à l'âge de 5 ans. C'est un détail mineur certes, mais d'autre part Carrie apparaît dès le premier épisode comme une véritable petite fashionista au train de vie aisé alors qu'elle était décrite telle une outsider durant sa jeunesse dans SATC. Mais bon, comme je vous l'ai dit plus haut, c'est avant tout la version adaptée du roman de Candace Bushnell. Le problème en fin de compte, c'est que les fans de SATC ne se retrouveront pas dans ce prequel, car la cible n'est plus du tout la même (une cible qui se révèle au final plutôt limitée). Là ça s'adresse plus aux ados, alors que SATC visait une tranche d'âge plus large. Je pense que la série peut être appréciée si on oublie que c'est un spin-off. A mon goût, le pilot a été assez mal exploité de manière générale, cependant j'ai trouvé AnnaSophia Robb très attachante, elle est apparue comme une bouffée d'air frais et elle parvient largement à se détacher du lot. Son cercle d'amis au lycée en revanche paraît improbable lorsqu'on connaît les personnalités explosives qu'avaient Samantha, Miranda et Charlotte dans SATC. Sans parler d'Austin Butler, le pseudo bad boy populaire du lycée dont s'entiche Carrie, qui ne semble pas mettre beaucoup d'ardeur dans son rôle. En tout cas, pour une série rétro qui est censé avoir lieu dans les années 80, à part dans les choix musicaux/vestimentaires, et quelques références par-ci par-là, on a bien souvent tendance à l'oublier. Bon malgré mes remarques, le show n'est pas "désagréable" à regarder non plus, c'est un peu comme un guilty pleasure, c'est prévisible mais on ne peut s'empêcher de regarder quand même.

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